Pourquoi consommer français ?

Si je vous dis « Made in France », vous visualisez de suite le petit logo du drapeau français qui est  sur les emballages de nos produits. Depuis Arnaud Montebourg et son invitation au consommer français, il y a une prise de conscience citoyenne en répondant présent aux initiatives développées à travers notre pays. Mettre en avant la production française, qu’elle soit du secteur automobile, du textile, de la maroquinerie, ou de l’alimentaire amène une réflexion qui se transforme au fil du temps en un changement du mode de consommation des français.

Mais alors, me direz-vous, on ne consommait pas français avant ? Pas vraiment en effet. Nous consommons à grande échelle indien, pakistanais, chinois, polonais, sri-lankais, malgache, turc, espagnol, marocain…etc et à toute petite échelle nous consommons français…

1 – Raisons économiques

Depuis l’accord européen sur la libre circulation des biens et des marchandises, notre pays a vu arriver des produits en grande quantité de tous horizons au détriment de nos produits nationaux.

La crise économique, l’explosion du chômage, les délocalisations et l’affaiblissement du tissu industriel ont fait prendre conscience aux français qu’il est important d’avoir un retour à la consommation locale pour préserver les emplois, pour faire baisser la délocalisation à petite échelle et également soutenir le secteur industriel du textile qui est largement sinistré. En consommant français, vous permettez ainsi  la valorisation et le développement des entreprises de l’hexagone mais aussi à plus petite échelle, vous valorisez le savoir-faire traditionnel et artisanal. A contrario, en achetant des produits importés, vous entraînez un ralentissement de l’activité industrielle et artisanale française.

Selon une étude de la Fédération Indépendante du « Made In France », en choisissant un produit estampillé « bleu-blanc-rouge », on participerait trois fois plus à la conservation de l’emploi dans l’hexagone. De même pour l’achat de nos chaussures, en choisissant du « Made in France », on participerait à conserver entre 55.000 et 160.000 emplois.

Finalement, c’est un véritable acte de solidarité citoyenne, qui permet de montrer notre soutien à l’économie locale et notre reconnaissance envers les entrepreneurs/producteurs français.

2 – Gage de qualité

Par son acte d’achat, le citoyen redonne du sens à son action mais aussi aux producteurs qui proposent du « made in France ». Le citoyen a connaissance de l’origine du produit et autres informations grâce à une traçabilité accompagnée de normes françaises strictes. Aux yeux de la population, acheter français au lieu d’acheter un produit fabriqué hors Europe est un gage de qualité et de durabilité. Alors oui on peut entendre dire que c’est plus cher mais c’est justement parce que vous allez le gardez plus longtemps du fait de sa qualité, au lieu d’acheter un produit bas de gamme  plusieurs fois. A choisir entre la qualité et la quantité (et rentrer dans le processus de la surconsommation), le choix est vite fait…

Les marques adeptes de la frenchy-fabrication privilégient des matériaux de proximité et des matières nobles (ex : la marinière Saint James réalisée avec la laine des moutons du Cotentin). Depuis une dizaine d’années, certaines grandes maisons décident même de relocaliser une partie de leurs usines, à l’instar du Coq Sportif revenu sur le territoire français en 2009. Les jeunes marques qui arrivent sur le marché ne sont pas en reste non plus, puisqu’elles sont très nombreuses à proposer une fabrication “made in France”.

Cette qualité vient de ce savoir-faire français qui doit être valorisé afin d’être développé. Une fabrication traditionnelle, à la main, parfois sur-mesure, des finitions délicates… C’est un fait : acheter français sauvegarde une certaine authenticité de fabrication.

3 – Raisons écologiques

En plus de présenter des avantages de traçabilité et de soutien à l’économie locale, l’intérêt de consommer français est aussi écologique.

Logiquement, le produit fabriqué et consommé en France aura un impact environnemental moindre que celui ayant parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos armoires ou nos assiettes. L’empreinte carbone est limitée quand elle n’est pas inexistante. Nous pouvons tous adopter voire nous devrions tous adopter une consommation saisonnière et du coup locale pour les fruits et les légumes. Les mangues du Brésil, les kiwis de Nouvelle-Zélande, les haricots verts du Kenya ne devraient pas apparaître sur nos étals. Et en période de Noël, n’avez-vous jamais jeté un coup d’oeil aux origines des fruits exotiques : Vietnam, Chili, etc… Je ne vous parle même pas des vitamines perdues voire inexistantes du fait du ramassage précoce des fruits et légumes et de leur délai d’importation. Par contre le maraîcher de votre village ou du village voisin qui vous propose sa production ramassée la veille pour le lendemain vous assure un produit à maturité et vitaminé comme il se doit. En étant acteur du circuit court de distribution , vous reconnaissez la qualité du travail du producteur et vous le rémunérez à sa juste valeur.

Être sensibilisé à l’impact environnemental en devenant locavore est un premier pas dans le changement de mode de consommation. Concept apparu il y a une dizaine d’années, une américaine avait mis au défi les habitants de sa ville de se nourrir exclusivement d’aliments produits à moins de 160km autour de chez eux. Initiative isolée à l’époque qui a rencontré un certain succès de par le monde. Comme le concept du zéro emballage devrait être exploité plus qu’il ne l’est aujourd’hui. J’amène mes contenants et j’achète en vrac, à la coupe mais rien de pré-emballé pour éviter un maximum les déchets.

Au niveau textile et chaussants, nos normes françaises sont bien plus drastiques que celles d’Asie  qui utilisent des matières premières de mauvaise qualité pour nos chaussures et celles de nos enfants. Le textile contient des produits chimiques de teintures mais il a été retrouvé également des traces de plomb, de mercure et de nickel. Il est devenu obligatoire de rincer ces vêtements avant de les porter ou de les faire porter à nos enfants. On en revient à la qualité française qui est à privilégier et à mettre en avant aussi pour notre santé. On achète mieux et moins et de ce fait, on créé moins de déchets. Nous sommes donc plus respectueux de l’environnement.

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