Cette entité regroupe 4 créatrices : Cécile David, Sylvie Azema, Solange Battara, et Solène Varvarais aux talents variés. Ainsi, la broderie côtoie les objets du quotidien, sacs et bagages s’associent aux fauteuils, canapés et autres objets de décoration. Le tout dans une joyeuse ambiance, chic, poétique, mélancolique, … et qui place le recyclage, la « deuxième vie » au centre de toute création.

Bonne visite !

Les Cousardes

Sylvie et Céclie sont toutes deux créatrices-designers Upcycling. Les Cousardes confectionnent sacs, bagages et accessoires haut de gamme. Elles rénovent aussi du mobilier ancien, tels que chaises, fauteuils et canapés.

La particularité des Cousardes est d’utiliser seulement des matières et des savoir-faire anciens : les créations trouvent donc leur origine dans les vides-greniers et les brocantes. Il s’agit ensuite de rénover les étoffes et les matières, avant de leur donner une seconde vie déjà animée de leur histoire d’origine. Leurs trouvailles sont variées, leurs styles différents, mais les créatrices mettent en avant « l’esprit Cousardes », un éloge du goût, par les assemblages et la qualité des finitions qu’elles proposent.

« Le cœur de notre travail est de mettre en valeur des étoffes ayant une valeur sentimentale pour les personnes, des tissus qui ont parfois une histoire très personnelle. Nous créons des pièces uniques à partir du patrimoine familial : la robe de votre fille, les canevas de votre mère, les broderies ou les dentelles de votre grand-mère ou de votre arrière-grand-mère parfois… »

Sylvie et Cécile se décrivent comme actrices de l’économie circulaire et du développement durable, par le recyclage des étoffes, la proposition de réparation à leurs clients, le tri et la valorisation de leurs déchets. Pour toutes deux, cette vision est partie prenante de l’histoire de leurs créations. »

Pour contacter les Cousardes :

Charafi

J’ai toujours aimé réaliser des choses de mes mains, je tiens ça en partie de mes parents , ma mère a toujours cousu et mon père est un bâtisseur . Adolescente je m’éclatais à créer des compositions de fleurs séchées, ensuite j’ai expérimenté la pâte fimo, l’argile …  

J’ai commencé un processus de création et de recherche plus artistique en autodidacte il y a à peu près  6 ans en utilisant le carton et la gaze teintée , la broderie pour créer des tableaux . Les enjeux écologiques se sont imposés au fil du temps et le mouvement de l’art récup a fini par me convaincre  d’utiliser les matières disponibles  un peu partout et surtout dans nos déchets de toutes sortes …

Pour autant j’ai crée mon univers entre force et fragilité entre matières brutes et raffinement de techniques en choisissant des matériaux de prédilection.

Depuis deux ans environ je   crée des objets de décoration ; vases et soliflores, abats jours et pieds de lampes, miroirs, porte savons, pot de conservation ; je continue en parallèle ma démarche artistique et ai réalisé ma première expo en mai  2019.

Charafi signifie vieille chose bonne à jeter en patois niçois, c’est en clin d’œil  à une partie de mes ancêtres que j’ai choisi ce nom de création. C’est à partir d’un vrai  « Charafi » (morceau de fer à béton rouillé qui trainait dans le jardin) qu’est née l’idée par exemple de la lampe chantier. Idem pour la broderie sur de la toile de moustiquaire …

Pour la confection des  vases et soliflores j’utilise des bouteilles de verre brun ou blanc récupérées ou chinés que je valorise en y ajoutant ma touche de broderie, de dentelle ou de matière minérale.

Les miroirs sont fabriqués à partir d’ustensiles de cuisine, couvercles et autres plats, ils sont laissés bruts ou repeints et transformés à ma sauce !

J’utilise tant que possible des colles sans solvants.

Mes créations sont entre force et fragilité avec des matériaux bruts comme les fers à béton , le grillage ou le câble électrique et des éléments plus délicats comme les fils de coton ou le raphia.

Qu’est-ce qui vous anime dans votre métier ?

La créativité est mon moteur, chercher une idée , imaginer à partir d’une matière ou d’un objet une transformation, c’est ce qui me plait le plus …  Ensuite c’est le partage et l’échange avec les personnes qui découvrent mon travail  et la mise en scène, la présentation de ce travail.

Pourquoi vous installez-vous au Village des talents créatifs ?

C’est le bon moment pour moi de me poser dans un lieu qui me permettra de mettre en valeur mon travail créatif et de poursuivre mon développement. J’ai découvert le projet VDTC dans sa phase de construction grâce à ma rencontre avec Sylvie et Cécile des Cousardes qui m’avaient invité à m’y installer avec elles. A l’époque j’étais encore en couveuse d’entreprise, c’était un peu tôt. Le processus de création de mon univers à commencé à l’automne 2017. Aujourd’hui l’idée de m’inscrire dans un projet éco responsable me paraît évident afin de mettre en adéquation mon activité et mes valeurs .

Pour vous c’est quoi le Village des talents créatifs ?  (en 3 mots)

Innovation /Partage/ Responsabilité

Numéro de téléphone : 06 76 52 40 91

Adresse mail  : contactcharafi@gmail.com

SVART

Créatrice brodeuse, Solène Varvarais maîtrise les techniques de broderie traditionnelle, broderie Lunéville et broderie métallique. Elle associe ce savoir-faire à des techniques complémentaires pour donner naissance à un univers sombre et boréal. Après deux ans de formation et l’obtention d’un diplôme des métiers d’arts en broderie à Rochefort, la créatrice se consacre cœur et âme à cette passion prenante et tellement enrichissante.

« Je crée principalement des objets de décorations, des tambours brodés, des tableaux textiles ainsi que des petits accessoires, tels que des écussons où des broches. Toutes les étapes de créations sont réalisées par mes petites mains, que ce soit la teinture des tissus, la transformation parfois de certains matériaux, des impressions à la linogravure, jusqu’aux toutes dernières finitions. »

Les outils utilisés sont donc multiples, allant de la simple petite aiguille, en passant par le crochet de Lunéville, jusqu’à parfois le pistolet thermique ou encore le fer à souder. Solène aime jouer avec les textures, les couleurs et les matériaux. Ainsi, des soies précieuses fraternisent avec des morceaux de plastique, des perles iridescentes se mêlent à des plastiques fondus, des noirs puissants soulignent des mauves effacés, pour donner vie à des pièces riches et uniques.

De nombreux objets destinés à la poubelle sont récupérés (chutes de cuir, plastiques, boîtes de lessive transformées ensuite en paillettes). Pour Solène, c’est toute la beauté du travail artisanal : une capacité à créer, à recréer à partir de tout et n’importe quoi. Pouvoir donner une seconde vie à des objets, sublimer des « déchets ». Les couleurs sont sombres et froides ; des verts, des violets, des bleus, des noirs et de l’argent.  Elles évoquent pour la créatrice une douce et heureuse mélancolie. Beaucoup de jeu entre brillance et matité, volumes et profondeurs.

« Mon inspiration première est la nature, comment je la perçois de façon très personnelle.  J’exploite son aura mystique et fascinante, comme une forêt silencieuse aux couleurs crépusculaires. La broderie est pour moi cette part de merveilleux qui émane de ces paysages parfois inquiétants. Elle raconte des choses, nous perd parfois, nous questionnent souvent, mais ne laisse pas indifférent. Je suis également très inspirée par la littérature fantastique et l’expressionnisme en peinture. Ce sont des mouvements forts, qui prennent aux tripes et marque l’esprit des spectateurs, et c’est pour moi quelque chose de primordial dans la création. »

Pour contacter SVART :